La collection permanente

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Outre sa collection d’oeuvres d’artistes belges francophones à la carrière internationale (Louis Leloup, Serge Gangolf, Marcel Lucas, André Sprumont…), le DHAM développe actuellement une collection historique et patrimoniale consacrée à l’histoire de Durbuy, afin de vous la transmettre. Notre collection historique compte notamment 1000 cartes postales anciennes, des objets et tableaux. Notre outil principal de la découverte de Durbuy est notre audioguide historique vous permettant de découvrir la Vieille-Ville au cours des siècles passés tout en vous baladant.

*attention, le lien présente l’ensemble de notre collection, celle-ci n’est pas présentée dans son entiereté en continu. Des roulements sont effectués au fil du temps.


L’aquarelliste Marcel Lucas

« Tout le monde sait dessiner !
A condition d’abord d’apprendre à regarder ! » M.Lucas

Marcel Lucas est un artiste belge, originaire de Bruxelles, reconnu pour sa maîtrise de la technique de l’aquarelle grâce à laquelle il emmène le spectateur dans un monde coloré et fantasmé.

Après une formation artistique à l’Ecole Supérieure d’Art Saint-Luc à Bruxelles, qui lui permis de maîtriser les aspects de l’art traditionnel, il découvre l’aquarelle et se passionne pour cette technique qu’il perfectionnera et revisitera tout au long de sa vie. 

Son travail est marqué par diverses influences. Il admire les peintres de la lumière, Rembrandt, George de La Tour ou Le Caravage et fait de la lumière le sujet principal de bons nombres de ses créations. Il apprécie également la rigueur et les couleurs dans l’œuvre de Paul Cézanne, qui restera l’un de ses modèles. L’architecture constitue également une grande source d’inspiration pour Marcel Lucas, qui en fera l’un de ses thèmes de prédilection. L’architecture baroque l’attire pour son traitement des volumes et de l’espace, empreint d’une grande liberté. Gaudi et ses constructions fantasques susciteront aussi l’admiration de Lucas. Il lui consacre d’ailleurs une série entière. Plus surprenant, la recherche de perspective dans les icônes médiévales va aussi l’intéresser et se faire ressentir dans son travail.

Toutes ces influences convergent pour aboutir à un univers de couleur et de lumière, où les espaces sont étirés, profonds, imaginaires. On retrouve dans ses toiles des compositions architecturales débridées, un langage spécifique où l’arbre est omniprésent, la brique étalonne la composition, la lumière émerge du cœur du tableau, l’imagination s’envole vers l’infini.

La profondeur des espaces créés par Marcel Lucas, où le vivant est systématiquement absent, fait de chaque peinture une vaste réserve de silence.

« Il n’y a pas de personnage dans ma peinture parce que le personnage c’est le spectateur. Je plante le décor et le spectateur est invité à rentrer dans le tableau. […] Laissez-vous conduire, bercer, enivrer par ce monde nouveau, peut-être étrange qui vous est offert. »
M. Lucas 2004


2) L’abstraction lyrique d’André Sprumont

« Le visiteur doit retenir la sensibilité de l’artiste, je m’exprime très peu, les mots ne sont pas toujours appropriés. Je me sers de la poésie comme invitation au voyage, parmi mes paysages. » A.Sprumont

Originaire d’Andenne, André Sprumont nait en 1938 et est attiré dès son plus jeune âge par la création artistique. Son père architecte lui fait découvrir le dessin et, vers ses 17 ans, il se passionne pour la peinture.

Autodidacte, il ne suit aucune formation artistique mais parvient pourtant, petit à petit, à maîtriser le pinceau.

Dans les années 1970, après avoir réalisé de nombreux paysages et portraits, il ressent le besoin de se diriger vers l’abstraction.

Instinctif et gestuel, c’est dans l’abstraction lyrique qu’il s’épanouit et construit son univers, composé de larges surfaces monochromes et de formes dépouillées rythmées par un noyau. Sorte de genèse de l’œuvre, ce noyau capte l’attention du spectateur, pour ensuite la redistribuer dans les espaces de la toile.

André Sprumont travaille sur différents supports, toile, papier ou panneau de bois. Il apprécie le travail de la matière et aime créer un rythme grâce à l’empâtement de l’huile mais aussi en ajoutant au cœur de ses compositions des matériaux bruts tels que du tissu, du crépi ou même des morceaux de bois.

André Sprumont parvient ainsi à créer des œuvres intemporelles, remplies de poésie, qui invitent le spectateur à un voyage à travers les émotions.

Mais André Sprumont ne se cantonne pas à la pratique de la peinture. Il s’essaie à la sculpture, et plus particulièrement à la pratique de la céramique. Il aime le travail de la matière et cette nouvelle relation directe entre ses mains et la création. Il suit d’ailleurs une formation d’initiation à la céramique durant trois mois en académie, seule formation artistique à son actif.

Son univers de silence passe aussi par la poésie. Au fur et à mesure des années, il remplit des dizaines de cahiers de prose et de vers. La pratique de l’écriture lui est indispensable, elle est complémentaire à sa peinture même s’il ne lie pas les deux. Ce sont à ses yeux deux exercices bien distincts mais qui se complètent.

André Sprumont se consacre définitivement à son art depuis 1995. Ses œuvres sont représentées dans de nombreux musées, collections publiques et privées en Belgique et ailleurs. Il est notamment repris dans le dictionnaire de référence des artistes plasticiens du monde entier, le Bénézit.

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